LA PROMENADE DES MONTAGNES


Écriture, construction et mise en scène, Clémentine Lorain

Dramaturgie, Pierre Kuentz

Création lumière et vidéo, Joséphine Nogue

Création sonore, Gaëlle Courcier


Avec Romane Brandeis, Araksan Laisney et Jean-Baptiste Morrone


CALENDRIER


CRÉATION

-Du 06/07/24 au 19/07/24 : résidence de recherches au VTF Le domaine des Puys à Saint-Sauves-d’Auvergne, soutenue par Le Ministère de la Culture et l’Unat
-Du 01/05/25 au 13/05/25 : résidence de recherches à Montenero Sabino (IT), soutenue par la commune de Montenero Sabino
-Du 28/07/25 au 10/08/25 : résidence d’écriture à Katzenthal, soutenue par Scènes et territoires
-Du 11/05/26 au 15/05/26 : résidence création à l’Ensatt (Lyon)
-Du 26/05/26 au 30/05/26 : résidence de création au Théâtre National Populaire (Villeurbanne)
-Du 14/09/26 au 19/09/26 : résidence de création à La Fédération (Lyon)

PROJET ET INTENTIONS


𝓠𝓾’𝒆𝓼𝓽-𝓬𝒆 𝓺𝓾𝓲 𝓹𝓸𝓾𝓼𝓼𝒆 𝓾𝓷.𝒆 𝓳𝒆𝓾𝓷𝒆 𝓭’𝓪𝓾𝓳𝓸𝓾𝓻𝓭’𝓱𝓾𝓲, 𝓿𝒆𝓷𝓾.𝒆 𝓭’𝓾𝓷𝒆 𝓪𝓾𝓽𝓻𝒆 𝓻𝒆́𝓰𝓲𝓸𝓷 𝓭’𝓘𝓽𝓪𝓵𝓲𝒆, 𝓪̀ 𝓼’𝒆𝔁𝓹𝓸𝓼𝒆𝓻 𝓭𝓪𝓷𝓼 𝓾𝓷𝒆 𝓵𝓾𝓽𝓽𝒆 𝓶𝓪𝓼𝓼𝓲𝓿𝒆𝓶𝒆𝓷𝓽 𝓻𝒆́𝓹𝓻𝓲𝓶𝒆́𝒆, 𝓪̀ 𝓶𝒆𝓽𝓽𝓻𝒆 𝓼𝓸𝓷 𝓷𝓸𝓶 , 𝓼𝓪 𝓻𝒆́𝓹𝓾𝓽𝓪𝓽𝓲𝓸𝓷, 𝓼𝓸𝓷 𝓬𝓪𝓼𝓲𝒆𝓻 𝓳𝓾𝓭𝓲𝓬𝓲𝓪𝓲𝓻𝒆 𝒆𝓷 𝓭𝓪𝓷𝓰𝒆𝓻 ?


“ La Promenade des montagnes
s’ancre dans la réalité de la Vallée de Suse (Alpes italiennes), rythmée depuis 30 ans par le projet de construction de la seconde ligne ferroviaire Lyon-Turin et par l’opposition des habitant.es de la Vallée, qui depuis le milieu des années 1990 luttent contre la réalisation de l’infrastructure. C’est le mouvement NO TAV, “No al Treno Alta Velocità”. Le spectacle retrace les récits de plusieurs personnes se retrouvant pour un tour de garde nocturne, dans un presidio de la Vallée. Les presidi sont des habitats aux architectures hétéroclites, construits par les opposants et opposantes au TAV, comme lieux de réunion, de rassemblement et de partage.

Entre récits fictifs et récits documentaires, mémoire collective passée et mémoire individuelle actuelle, langue écrite et discours sonore et vidéo, l’épisode de cette nuit passée ensemble dans un presidio, tentent de nous rapporter comment s’articulent les multiples façons d’habiter la montagne, et nous éclairent sur notre rapport (de force) au non humain, aux lieux et aux espaces.”

Clémentine Lorain

Contexte :

Au début des années 90', dans la région de Turin, naît l’idée d’un projet de construction d’un train à grande vitesse (TAV) qui relierait la France et l’Italie, alors qu’une première ligne, celle du tunnel de Fréjus, est déjà en fonctionnement. Les raisons annoncées et maintenues publiques jusqu’à aujourd’hui d’un tel projet ? Relier le Val de Suse et Saint-Jean-de-Maurienne au reste de l’Europe, et surtout, diminuer le taux de carbone lié aux passages des camions dans la Vallée de la Maurienne et dans le Val de Suse.
Surviennent immédiatement des arguments à l’encontre du projet, portés par les habitants et habitantes de la Vallée de Suse, devenu.es par la force des choses, militant.es NO TAV.
Les premiers, d’ordre environnementaux, intimement liés à la santé des habitant.es de la Vallée et à la santé des ouvrier.ères du chantier : présence d’amiante et d’uranium dans la roche, qui se répand dans la vallée au moment du forage du tunnel ; destruction des cours d’eau présents dans la montagne qui alimentaient jusqu’alors certains villages ; artificialisation des terres pour stocker les gravats excavés.
Les seconds, d’ordre politiques et sociaux. Un projet à 30 milliards d’euros, que la Santé publique et l’Éducation se voient confisquer. Par ailleurs, la Vallée de Suse est désormais devenu une zone d’intérêt national et politique, entraînant la militarisation de la zone, des expropriations des maisons, des contrôles sur les terrains par les “carabinieri”, des contrôles massifs et omniprésents à la frontière franco-italienne (col du Montgenèvre). Inondée de caméras de surveillance et d’armes à feu, la vallée semble être devenue une zone à Surveiller et punir.

L’argument premier des opposant.es au projet du TAV est son inutilité : nous serions, selon elleux, confronté.es à un problème de sous-exploitation du système ferroviaire actuel et non à un problème de manque d’infrastructure. L’argument de fond est donc celui-ci : une ligne existe déjà et elle est sous-exploitée.

« Probablement, que quelqu'un viendra me parler d'économie, mais moi, je parle de santé publique parce que si quelqu'un me dit qu'une nouvelle ligne ferroviaire contribuera au développement de la vallée, je n’y crois pas. J'ai une fille qui habite ici et je ne crois plus en l'État, je ne crois plus à rien, à ceux qui soit disant défendent le peuple, alors je me suis investi là-bas, je me suis engagé dans la lutte. » Emilio, habitant de Bussoleno

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